Un visage différent de l’ébénisterie

Laura Brouillette étudie d’abord la littérature du monde à l’Université Concordia et à la Sorbonne à Paris, pour ensuite revenir vers sa passion initiale : la création d’objets tangibles avec ses mains. 

« J’ai toujours été une personne manuelle, habile de ses mains », explique Laura. 

Si son emploi en tant qu’éditrice la combledu moins en partie, Laura rêve toujours de créer quelque chose de concret. Elle se retrouve donc au Centre de technologie Rosemont à Montréal dans un programme d’ébénisterie. Elle explore ensuite le Yukon, puis fait une formation d’un an comme apprenti en fabrication de meubles à Vancouverpour finalement revenir s’installer dans la région d’Ottawa. Laura s’associe alors à un autre ébéniste, partage un atelier et ouvre une boutique à Nepean. Les affaires sont vite florissantes et le manque d’espace devient un problème, ce qui, à la mi-2019, l’emmène à ouvrir le Nightwood Studio à Wakefield. 

De retour aux sources, Laura trouve le meilleur des mondes : la proximité des marchés urbains, une collectivité dynamique et un sublime environnement naturel. Le nom de son entreprise, Nightwood Studio, s’inspire d’un roman de l’une de ses auteures préférées, Djuna Barnes. Laura lui rend d’ailleurs hommage en fabriquant un magnifique secrétaire qu’elle appelle « le bureauDjuna »Les créations de Nightwood Studio sont imprégnées d’histoires, elles ont toujours un lien avec la terre et un sentiment d’appartenance à la collectivité. 

Le Nightwood Studio fait des meubles sur mesureQue ce soit une bibliothèque ou une table à dîner, la démarche commence souvent par une visite à domicile pour prendre des mesures et parler du meuble à construire. Des pièces plus petites, comme des piédestaux pour les plantes ou des planches à couper, sont vendues en gros autant à des boutiques locales que partout en Amérique du Nord. Les produits sont aussi offerts en ligne au www.nightwoodstudio.com 

Laura veut montrer un « visage différent » de l’ébénisterie; une approche plus féminine dans une industrie à prédominance masculine. Les clients aiment le fait que ces majestueux meubles soient faits par une femmeIls expriment d’ailleurs leur approbation haut et fort.  

La pandémie a interrompu le rythme de travail parfait du Nightwood Studio. Les premiers mois ont servi à terminer les commandes en cours, mais l’approvisionnement est vite devenu difficile et les fermetures ont entraîné nombre de complicationsLa COVID-19 a aussi limité les visites à domicile pour les commandes personnalisées. La fermeture des boutiques a fait comprendre à Laura qu’elle avait besoin d’un plan B. 

Après quelques recherches, Laura a été mise en contact avec la SADC Papineau-Collines. Elle a fait une demande de prêt pour couvrir les frais mensuels du Studio

« La SADC m’a aidé en m’accordant un prêt qui m’a permis de limiter les conséquences de la pandémie, laquelle touche durement l’industrie. Les conditions du prêt étaient réalisteset une bourse de 25 % m’a été offerte sous réserve du respect des conditionsLes gens de la SADC ont été avenantsils m’ont même soutenu encore plus en achetant un bon nombre de planches à couper qu’ils ont offerts à l’occasion de leur fête d’employés à Noël» 

Jetez un coup d’œil au Nightwood Studio en ligne : www.nightwoodstudio.com